Sunday, July 24, 2011

Re: USA Africa Dialogue Series - mercenaries in libya

i should have added that the interviewees were chadian and algerian; that they were workers, not soldiers, but were recruited to fight, and did so willingly.
ken

On 7/24/11 9:20 AM, kenneth harrow wrote:
yesterday's Libération, the french left newspaper, published the following article. it consisted of the results of interviews with a number of prisoners of the rebels in libya, men who had been inscripted in the libyan army, or who volunteered in the army. sorry if you don't read french. it is interesting in that the ordinariness and humanity of the men comes across: they were there, among the 1.5-2.5 million foreigners working in libya; they were recruited, found it natural to sign up; were armed and briefly trained; worked at check points and then onto the front, where they were captured.
no real story of abuse here, just ordinariness. probably like most wars: not a question of fanatics who wind up fighting, but people whom history places on one side or another, and who are a mix of scared, trapped, not unwilling, enticed, and most of all convinced by the words they get from the govt that this is the best thing to do.
a last word on the reportage: the french press gets its reporters there who get the reactions of the people; i  believe it is a decent source of information.
ken

23/07/2011 à 00h00

Dans la cellule des soudards de Kadhafi

Reportage

Réputés cruels, les mercenaires africains détenus à Zintan semblent en réalité complètement perdus dans ce conflit.

2 réactions

Par Luc Mathieu Envoyé spécial à Zintan

Ils seraient, selon les rumeurs qui courent au sein de la rébellion, des combattants sanguinaires, des pilleurs et des violeurs. Les mercenaires africains, recrutés par Muammar al-Kadhafi dans les premiers jours du conflit, auraient semé la terreur, massacrant civils et combattants sans distinction. Quinze d’entre eux sont aujourd’hui détenus à Zintan, dans une madrasa transformée en prison. Interrogés par Libération sans la présence de leurs gardiens, ils ressemblent plus à de pauvres hères perdus dans une guerre à laquelle ils n’ont rien compris qu’à des tueurs déterminés à écraser la rébellion.

«Roi de l’Afrique». Ils viennent principalement du Mali, du Tchad et du Niger. Deux sont soudanais, un est algérien. Agés de 14 à 41 ans, tous vivent depuis au moins un an en Libye. Cinq y sont même nés. Ils habitaient à Tripoli, la capitale, Obari ou Sebha, deux villes du Sud fidèles au Guide. Ils travaillaient comme peintres en bâtiment, vendeurs ambulants, chauffeurs ou bergers. Avant la révolution et la guerre civile, la Libye comptait entre 1,5 et 2,5 millions de migrants, sur un total de 6,5 millions d’habitants. Depuis, plus de 600 000 d’entre eux ont fui le pays, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Les combattants détenus à Zintan disent, eux, être restés volontairement. «Des officiers de Kadhafi sont venus à Obari et nous ont affirmé que la France, la Grande-Bretagne et des terroristes d’Al-Qaeda avaient attaqué la Libye. Ils nous ont dit qu’il fallait soutenir le pays et qu’en échange, on obtiendrait des papiers libyens et un salaire de 1 000 dinars [environ 590 euros, ndlr] par mois. Cela m’a paru normal d’obéir», explique Mohamed (1), 26 ans. Issa, un Soudanais de 31 ans, n’a pas non plus hésité avant de s’engager dans les forces loyalistes. «Les gens de ma génération n’ont connu que Kadhafi au pouvoir. Pour nous, il est le roi de l’Afrique. Quand j’ai su que l’Otan avait attaqué, j’ai voulu que ça s’arrête. Je n’avais pas compris que la révolution avait été initiée par des Libyens, je pensais que des étrangers étaient responsables.»

Avant d’intégrer l’armée, seul un des détenus de Zintan savait se servir d’une arme. «Les officiers nous avaient dit qu’on aurait une formation de quinze jours, mais ce n’est jamais arrivé», explique Issa. Tous se voient en revanche attribuer une kalachnikov et une carte militaire avec le numéro de série de l’arme. Selon eux, les officiers leur ont affirmé qu’ils seraient affectés à la surveillance des check-points. «Nous étions environ 250, essentiellement des Algériens et des Tchadiens, divisés en groupes de cinq. Mais nous ne sommes restés que deux jours à un check-point de Tripoli avant d’être envoyés au front», explique Ali, Tchadien de 31 ans qui vivait à Tripoli.

Le combattant se retrouve le 11 avril à Qalaa, dans le nord-est du djebel Nefoussa, où l’armée libyenne tente d’empêcher les rebelles d’avancer vers Tripoli. «Nous avons capturé trois rebelles le jour de notre arrivée, mais il y a eu une contre-attaque le lendemain. Tout le monde, y compris les soldats libyens, a paniqué. Nous nous sommes sauvés. J’ai couru deux kilomètres avant d’être capturé», affirme Ali.

Ibrahim, 18 ans, arrêté le 6 juillet lorsque les shebab ont pris Goualich, décrit lui aussi une armée libyenne peu combative. «Quand les rebelles ont avancé, nos chefs nous ont dit de fuir. Mais nous avons été visés par des tirs à la mitrailleuse lourde et un soldat a été blessé dans son pick-up. J’ai décidé d’attendre que les rebelles arrivent pour me rendre. Je n’ai même pas tiré une seule fois.»

«Avocats». Au début du conflit, Ibrahim aurait pu être libéré. Dans les premières semaines du conflit, les rebelles du djebel Nefoussa ont relâché plus de 120 combattants étrangers. «Nous les avons renvoyés en Tunisie. Nous ne pensions pas que la guerre serait aussi longue et qu’elle ferait autant de morts», explique Abdul Ahman, un ancien huissier devenu membre du Conseil de Zintan en charge des prisonniers. Les rebelles se méfient aujourd’hui davantage de leurs prisonniers étrangers. «Ils étaient tous armés quand nous les avons attrapés. Ils se sont battus contre des Libyens, ils en ont peut-être tué des centaines, nous n’en savons rien. Nous allons leur fournir des avocats et organiser des procès», affirme Bachir Milad, un ancien chauffeur de taxi aujourd’hui directeur de la prison de Zintan.

Pieds nus, accroupi dans un coin, Salim, Algérien de 25 ans, se dit prêt à être jugé. «Je n’avais droit à rien avant la révolution, même pas à des papiers pour aller à l’hôpital. J’ai rejoint l’armée libyenne pour obtenir une carte d’identité. Je n’ai tué ou blessé personne.»

(1) Tous les prénoms ont été modifiés.



--  kenneth w. harrow  professor of english michigan state university department of english east lansing, mi 48824-1036 ph. 517 803 8839 harrow@msu.edu
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